Vendredi 4 août 2006
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Je n'en finis pas de revenir sur la fête de Yasukuni (cf.Yasukuni ji, 17 juillet) ! Un peu caché mais proche du temple se déroulait une compétition amateur de sumos qui n'a aucun lien avec la fête de ce temple.
Les règles sont simples : il faut faire chuter l'adversaire ou sortir de l'aire de combat (dohyô) sans donner de coups uniquement par la poussée et les corps à corps des sumos. Vous remarquerez que l'aire de combat (ainsi que les bords du carré) est nettement matérialisée par une bordure saillante de 4 à 6 centimètres - contre laquelle les lutteurs peuvent se cramponner avec les pieds pour résister à la poussée de l'adversaire. Cette bordure est constituée par un alignement de pièces cylindriques d'argile recouvertes de paille, à moitié enfouies dans le sol.
Aux quatre points cardinaux du cercle, la pièce de bordure est décalée de quelques centimètres vers l'extérieur. Initialement, l'utilité de cette disposition était de permettre l'évacuation de l'eau de pluie, à l'époque ou le dohyô était exposé aux intempéries. Ces quatre pièces décalées sont appelées Toku-danawa (bordures qui procurent un avantage, marge de manœuvre supplémentaire de quelques centimètres de plus).
Ambiance bonne enfant, cris du public venus soutenir leur favori, le sumo a un côté grotesque que j'aime beaucoup.
Leur tenue légère, et leur corpulence opulente attirent l'oeil et donnent un spectacle burlesque et un peu bouffon. Il faut les voir se jeter dessus avec le mouvement ondulant des bourrelets, on a une impression de choc frontal colossale où la masse sert à la fois à l'attaque et à la défense pour absorber le choc !
Malgré l'élégance de l'arbitre et le sérieux des hommes cravatés, l'ambiance est plutôt détendue du côté public. On n'hésite pas à rire et à s'échanger des regards complices amusés lors des postures improbables des combattants quand un malheureux sumo agite en vain ses jambes en l'air avant d'être porté au delà du dohyô.
Ici c'est David contre Goliath, je vous laisse imaginer la fin...
Un sumo a une vie en dehors du dohyô ! Alors l
Les mains sur les hanches, le regard de profil au loin, surhaussé sur la stèle en béton, n'est-il pas l'égal asiatique des athlètes de la Grèce antique ?